abstractmachine

20 April, 2008

Conference

Filed under: atelier hypermedia, live, abstractmachine, code, concept — Douglas Edric Stanley @ 14:43 pm

I’ve been invited to speak tomorrow in Marseille for a conference series on the relationship between the art work (« l’oeuvre ») and its reception (participatory, interactive, relational). Anyone who knows me, knows my hostility to these terms, so for my part, I will be trying to politely move beyond them, which seem to me very tied to some old debates from the 80’s and 90’s, especially here in France. I will instead propose a model that includes interactivity but without situating it either at the work’s inception, nor at its terminus.

These conferences will be published later by the University of Provence.

  • De nouvelles figures de l’artiste et de l’expérience sensible
  • le 21 avril 2008
  • « Appareillage informatique ou ancrage affectif : du concept d’Hypermédia au percept de Déposition sculpturale ? » par Julien Honnorat
  • « Antagonisme et imbrication : au-delà de la notion d’interactivité » par Douglas Edric Stanley
    • La participation comme nouveau regard sur l’œuvre
  • le 28 avril 2008
  • « Le spectateur dans l’oeuvre : identification, distanciation, appropriation » par Nicolas Ferrier
  • « Mythologies du spec’acteur des arts de la rue » par Anne Gonon
    • Quel devenir pour les politiques culturelles
  • le 05 mai 2008
  • « L’action publique culturelle et artistique à l’ère de la participation généralisée » par Fabrice Raffin
  • « Les enjeux de la démocratisation culturelle à l’âge de l’œuvre participative : ou que reste-t-il du spectateur-sujet quand il devient co-auteur de l’œuvre ? » par Loïc Lafargue

9 April, 2008

Le mythe de la mite

Filed under: thesis, abstractmachine, code, concept, podcast, physicalization — Douglas Edric Stanley @ 21:07 pm

I’ve been doing a lot of writing, interviews, conferences, etc. that I haven’t been able to comment on from this blog because much of it has yet to be published. But today I just got word that one of these theoretical texts has finally been published, and ran on Radio Grenouille monday morning. It is a text I wrote for Marc Voiry on the subject of the “Myth of the moth: towards a mothology of computer science” (sorry, this just doesn’t translate). Marc wanted to reactualize Roland Barthes’ famous texts of the 1950’s — published in 1957 under the name Mythologies — and invited various thinkers to ponder the mythologies of today, and in some cases return to the mythologies of Barthes some 50 years later to see what had changed. It promises to be a great series considering those he’s invited, and should be a fun listen.

For my ten minute slot, I wrote/spoke about the mythology of the computer bug, and the relationship between one mythical moth and one mythical machine, and how their meeting constructed a mythology that informs us still today. It is an attempt to construct a “miteology” that allows for an epistemological reading of computer science, i.e. how its mythologies can inform us about its internal (logical, conceptual, political) contradictions. It’s about machines, compilers, interfaces, circuits, algorithms and how they relate to one poor moth still (to this day) mumified under a piece of transparent tape while exposed for all eyes to see at the Smithsonian.

Unfortunately, I’m a horrible reader, and pretty much incapable of reading my own damn text without stumbling all over the place. It is strange the degree to which writing and speaking French are two totally different activities for me. I learned the language so late, and yet have depended on it so intimately for practically all of my theoretical activity, and somewhere in that tangle of neurons I have two totally different understandings of the French language that are simply not compatible. I am just not comfortable reading out loud in French. Whereas the text itself was written quite joyously, with a certain sense of freedom; a feeling that I often feel when teaching, for example. But writing a text in French, and then reading it out-loud, just doesn’t seem to work. Pity. I quite enjoyed it.

So for those (like me) that can’t labour through my cracking voice that sounds as if its owner was just introduced to puberty, here is the original text :

  • Le mythe de la mite : vers une mite-ology de l’informatique

Pourquoi devons-nous soigner autant toutes ces petites machines qui nous entourent ? Pourquoi faut-il dompter en permanence ces appareils qui n’arrêtent pas de pousser dans nos bureaux, dans nos maisons, qui rentrent jusque dans nos lits ? Pourquoi doit-on les rassurer pour qu’elles ronronnent sans piquer des crises et perdre tous nos précieuses données; les caresser dans le bon sens du poil pour qu’elles nous offrent leurs services tant convoitées ? Pourquoi la tâche d’opérer d’une machine informatique contemporaine ressemble autant aux labeurs du jardinier, qui doit désherber de manière cyclique son jardin pour qu’il pousse convenablement ? Et puis, la véritable question devant tout ceux qui n’arrivent pas à installer la dernier version de Word : est-ce qu’il sera toujours aussi difficile d’actuer ces machines ? Est-ce qu’elles ont toujours été si difficiles, si fragiles, toujours aussi enrageantes ?

Le terme de « bug », c’est-à-dire la « petite bestiole » qui encrasse la machine et l’empêche de fonctionner normalement, ne naît pas avec l’informatique, mais on peut affirmer à l’inverse que cette dernière est née incontestablement — dans une scène historique très précise — avec lui. Si le mot « bug » est entrée dans le vocabulaire populaire, c’est justement parce que l’informatique s’est popularisée — le « personal computer », qui arrive autant infesté de bestioles que toutes les machines qui l’ont précédé.

La première à mythologiser le rapport entre l’informatique et ses défaillances, c’est Grace Murray Hopper, programmeuse du premier ordinateur digne de ce nom — le Mark I, qui voit le jour vers la fin de la guerre en 1944 à l’Université de Harvard. C’est un détail inconnu pour beaucoup de français, mais parmi les premières algoristes historiques, trouvent deux femmes — Grace Murray Hopper et Augusta Ada Byron, comtesse de Lovelace, fille du célèbre poète, qui travaillait quelques cent ans avant Hopper sur la « Machine analytique » en assistant Charles Babbage sur la traduction de thèses mathématiques et sur la correction d’algorithmes pour sa machine qui restera pendant 150 ans inachevée. Pour sa part, Grace Murray Hopper travaillera sur la création de « compilateurs », c’est-à-dire les mécanismes de traduction des instructions lisibles par les êtres humains et qui doivent être traduites ensuite en un langage plus étrange — compréhensible presque exclusivement par la machine. Car écrire directement en langage machine — en 0 et en 1 –, est une exercice rarement supportable pour le commun des mortels, et même fatiguant pour les quelques exceptions comme Hopper qui maîtrisaient l’architecture de la machine avec sa logique particulière. Faciliter l’écriture des programmes permettraient à un plus grand nombre d’accéder aux capacités de l’ordinateur, et aiderait à écrire des programmes capables d’effectuer des actions de plus en plus complexes.

Mais avant de parler de la complexité, racontons l’anecdote que Grace Hopper aimait tant raconter, c’est-à-dire le jour du premier « bug » informatique. Les premières machines informatiques étaient de véritables monstres qui pouvaient occuper plusieurs salles entières. Elles étaient aussi grandes à cause des différents actionneurs mécaniques qui contrôlaient et executaient les instructions. Ces actionneurs occupaient non seulement de la place mais produisait énormément de chaleur et de bruit. Le 9 septembre 1947 — notre journée mythique – un véritable insecte, une petite mite, s’est glissée dans la salle du Mark I et croyant apercevoir le chemin menant à la lumière du soleil s’est incrustée dans les contactes de l’appareil, provoquant une panne général accompagné de la mort de l’insecte. Au départ, les ingénieurs pensaient qu’il s’agissaient d’une simple erreur humaine, c’est-à-dire d’un phénomène déjà décrit par Ada Lovelace quelques 100 ans auparavant où une erreur d’ordre ou de logique placée au début du programme empêcheraient la partie suivante de fonctionner. Mais après relecture des instructions on ne trouvait nulle erreur, ce qui les amenait à la deuxième phase d’investigation, la vérification de chacun des relais qui très souvent tombaient en panne à cause de l’effort physique de la machine. On l’oublie souvent, mais une machine informatique — bien qu’elle s’opère par grandes abstractions logiques dans son organisation diagrammatique — est toujours actionnée par un jeux de verrins physiques quelconques et en 1947 les défaillances étaient la plupart du temps dû au mauvais fonctionnements physiques des composants. C’est alors pendant la vérification un par un des relais de la machine, que l’équipe de Hopper découvre la mite coincée entre deux contacts en cuivre. Dans un geste dont le résultat est encore exposé aujourd’hui dans la partie du musée national américain dédié aux sciences — le Smithsonian — ces ingénieurs ont extrait la bestiole et l’ont scotché dans leur journal de bord accompagné par la légende, “1545 : Relais #70 Panel F (mite) dans le relais. Premier cas de découverte d’une véritable bogue.”

Nous ne pouvons pas insister assez sur la force mythique de cette anecdote. Même la langue française porte les traces de cette histoire : alors que le terme anglais « bug » est un héritage du français « parasite » — encore employé aujourd’hui en décrivant, par exemple, le bruit qui parasite un signal électrique –, ce terme a été réimporté en français sous la forme « bogue » pour décrire cette défaillance spécifique de la panne de fonctionnement /algorithmique/ de la machine informatique. Il ne s’agit pas d’un simple gêne, ou perte relative du signal; il s’agit d’une /panne/ de la machine dans tout son fonctionnement, ou dans le fonctionnement d’un aspect de la machine comme dans un logiciel qui « plante ». On est proche de l’idée d’un « arrêt » du mouvement de la machine, d’une dislocation ou de son déraillement, plutôt qu’un simple ralentissement ou affectation qualitative. Le scotch employé ce jour de septembre 1947 semble avoir scellé à jamais l’idée qu’une panne algorithmique est liée non pas à la faute de raisonnement dans l’écriture d’un programme — la véritable raison de la plupart de nos pannes –, mais plutôt à une violence introduite dans l’appareil depuis sa strate physique.

La force de tout mythe est de condenser un certain nombre de contradictions internes d’un phénomène quelconque à travers une figure qui raconte de façon synthétique l’histoire de sa conception. Le mythe est une histoire de naissance. Dans mon vocabulaire à moi, j’appelle ce moment « le talon d’Achille », faisant référence au mythe-matrice du trempage d’Achille dans la rivière Styx et de la trace des doigts de sa mère lorsqu’elle enrobait son fils par son nouveau pouvoir technologique. Le talon d’Achille associe à jamais la force constructive d’une technologie à sa déconstruction; autrement dit, le mode d’emploi qui explique comment monter la machine décrit également dans le même mouvement comment la démanteler.

J’y vois dans ce mythe de la mite, deux contradictions propres à l’informatique qui sont toutes les deux liées à la même racine ontologique, et que je définirai comme le problème d’attitude de la machine face à sa physicalité.

La première contradiction d’une machine algorithmique concerne la tension entre la couche matérielle ou /concrète/ de l’informatique, et sa couche /abstraite/ ou algorithmique. Quand nous décrivons un programme à une machine, nous décrivons un certain « comportement », c’est-à-dire nous lui donnons son « orientation ». Nous ne nous soucions pas forcément de tous les détails de son fonctionnement, et c’est Grace Murray Hopper qui a eu en premier assez de lucidité pour voir la force que l’abstraction pouvait apporter dans le maniement de l’appareil : à travers ses activités de recherche et de développement (menant à terme au langage COBOL), elle a montré que pour programmer une machine il faudrait mieux s’abstraire de son opération purement mécanique — la machine vu à partir de ses circuits –, et à la place lui communiquer plutôt par des grandes lignes. Malheureusement, c’est précisément dans cette abstraction des couches matérielles que les erreurs algorithmiques peuvent s’introduire, notamment dans l’approximation qu’elles font de la manière dont la machine exécutera ses tâches. Parfois les erreurs du programme peuvent venir d’un mauvais ordonnancement purement logique, par exemple le cas déjà décrit par Ada Lovelace en 1842 où le résultat d’un calcul serait demandé par un programme avant même que ce calcul soit lancé. Mais il existe un autre problème de conception des programmes et qui concerne le problème de la traduction de ces instructions algorithmiques (autrement dit le programme comme « Idée ») vers les rouages mécaniques qui doivent physiquement les actionner. Souvent la logique de ses deux couches sont très différentes, et demandent au programmeur (ou programmeuse) une grande gymnastique de la pensée pour maîtriser. On ne maîtrise jamais totalement la bête, d’où divers accidents historiques, comme celui du porte-avion USS Yorktown qui a resté en panne pendant trois heures à cause d’un zéro que Windows NT 4.0 n’a pas su calculer. D’autres erreurs algorithmico-matérielle sont souvent provoquées par la manière dont une valeur est stocké dans la machine : le calcul ne sera pas le même si on utilise deux octets, quatre pour stocker matériellement la valeur de PI dans un registre de la mémoire. Dans ces deux cas, les valeurs après la virgule, ne seront pas les mêmes. Le souci du programmeur est précisément cet endroit où la logique intellectuelle du programme rencontre l’interrupteur machinique qui doit l’actualiser — ce que le mythe de la mite représente sous la forme d’une rencontre de deux mondes ontologiquement incompatibles mais qui cherchent néanmoins à se communiquer. Car il est impossible, voire fatal, de parler avec la machine dans son langage pur.

Ce qui nous amène à la deuxième contradiction constitutive de l’informatique : celle de notre accès à la machine, autrement dit l’interfaçage. Quelque part nous pouvons qualifier l’erreur de la mite d’avoir voulu interagir /directement/ avec la machine. Ce que ce mythe nous apprend, c’est qu’avoir voulu interagir avec la machine sans interface était à la fois fatale pour la machine et pour la mite. Ce conflit nous ramène bel et bien à la contradiction précédente, c’est-à-dire à cet étrange négociation permanente qui doit exister entre la matière et l’abstraction pour que l’informatique puisse fonctionner.

Informé par ces observations, je propose à une humanité de plus en plus imbriquée par contagion à l’informatique, un nouveau champ d’étude — celui de sa mite-ology, qui étudierait la mite informatique dans ce qu’elle aurait de constitutive pour le nouveau monde qui arrive. Au lieu de fuir le plantage ou le bogue, cette mite-ology la prendrait comme la limite constitutive, comme son ouverture. La mite-ology partirait du mythe de la mite comme l’annonce d’une nouvelle physicalité qui en permanence doit accompagner toute agorithmisation de notre polis — autrement nommé sa virtualisation. Pas de nouvelles abstractions, pas de monde soi-distant « virtuel », sans que parallèlement soit engendré des retour de bâton du monde physique qui doit accueillir et rendre compatible (ou incompatible) cette virtualisation. Pas d’algorithmisation du monde sans de nouvelles rencontres avec la mite : cette bestiole qui par curiosité et besoin cherche à créer de nouveaux circuits d’interaction avec le monde.

7 March, 2007

The Decaying Body of Baudrillard

Filed under: code, concept — Douglas Edric Stanley @ 18:07 pm

« Aujourd’hui l’abstraction n’est plus celle de la carte, du double, du miroir ou du concept. La simulation n’est plus celle d’un territoire, d’un être référentiel, d’une substance. Elle est la génération par les modèles d’un réel sans origine ni réalité : hyperréel. Le territoire ne précède plus la carte, ni ne lui survit. C’est désormais la carte qui précède le territoire — précession des simulacres —, c’est elle qui engendre le territoire et s’il fallait reprendre la fable [de Borges], c’est aujourd’hui le territoire dont les lambeaux pourrissent lentement sur l’étendue de la carte. » —Jean Baudrillard, Simulacres et simulation, p.10.

Wachowski Brothers hommage to Baudrillard in the Matrix

I’ve just learned via Libération of Jean Baudrillard’s death. Although I have since considered most of his writings fluff, something akin to my generation’s Jean-Paul Sartre, I still must acknowledge that his writings — most especially Simulacres et simulation which I discovered at the impressionable age of 18 — were a major influence.

Here in France, Baudrillard is considered more of a reactionary than a progressive postmodernist as folks back home do. In fact the term postmodernism itself doesn’t mean much here, although in the case of Baudrillard it probably would have some merit. Some of the distain comes from the fact that he sometimes shot at easy targets, such as the self-obsessed world of French « art contemporain » in his infamous polemique (Le complot de l’art) that sent shockwaves through this fragile establishment — given that they were already being attacked on the right by traditionalists and modernists. The same came to pass for other minoritarian mouvements — the gay rights mouvement, example — with Baudrillard sticking his significant protuberance into already messy situations. But to his credit, I think that these ambiguities had less to do with any traditional position on the right-left split, than with his desire to show how two opposing pieces have a tendency to add up and define the same underlying whole. For him, both poles were merely advancing the dissapearance of « the real ». And although I think his use of the term « réel » is about as superficial and nul as the term « Virtual Reality », it still should in the least be taken at face-value. It is not because one is against imperialism that they are for terrorism — the left understands this. Why then did the left have such difficulties with the theory-bombs he liked to throw that were less designed for their destruction, than for their mobilization.

Concerning « Virtual Reality », it is a shame he wasn’t better equiped than his superficial description of all things digital, for example his chapter in Écran total on Deep Blue. Being that he was the author of the postmodern, hyper-reality, and the loss of the real, it was somewhat of a shame (although not all that suprising) he couldn’t find in the hypertechnologies themselves anything else to say than they’re pleasent illusions. So Baudrillard was not the one to understand our paradigm shift to modular machines. He was still blinded (as were many, although not all, of his Mai ’68 contemporaries) by the electronic glitter of the screen.

There is one significant piece of Baudrillardian fluff that I continue to find solice in: his reading of the World Trade Crash, The Spirit of Terrorism. In this text, he redefines the old « spectre haunting europe » (i.e. communism) as the spectre of terrorism haunting the New World Order of the Good (and the Righteous). In this haunting, the equation of Bad is correlate to the equation of Good. Much like Baudrillard’s writing in general, it’s pure vanity — the sort of vanity that constructs very little. The irony of all critiques, he was always at the edge of what he himself critiqued, becoming defined by it. Espace critique nulle. But it is the equivalent of a good detective novel for Parisian dandys as they lounge about on the beaches of the Seine. We, like everyone else, need ours comforts and easy escapes.

Oh, and the above quote from Simulacres et simulation (more or less the starting point for the Matrix), is also pretty lovely, as far as theory-peplum goes. Au revoir, Baudrillard!

15 November, 2006

Théorie des hyperpassoires et de la bulleicité

Filed under: concept, student, plot — Douglas Edric Stanley @ 21:14 pm

Ok, so I was feeling a little inspired today, and sort of strung up a pretty diverse plate of references, and along with those from the students and my collegues it was a pretty fun mix. For those that were present, here are at least the few I was able to remember (we went very fast, despite our obsession with slowness ;-). This is a mix of everyone’s links, I can’t remember who brought what to the conversation: Slow Real-Time Systems, Kansas Flatter Than a Pancake, Computer Emotivity, The Room of Desires, Sowana, Eve Future, L’homme machine, John Von Neumann vs. Alan Turing (cf. Alan Turing with breasts), The Turing Test, Eric Cartman, Richard Dawkins, and the Wii, The Church of the Flying Spagetti Monster, The God Delusion, Stephen Jay Gould, Stephan Wolfram, Richard Dawkins & Memes, Probabalistic Robotics, Rube Goldberg Machines, Diet Coke & Mentos, Nucleation, Der Lauf der Dinge, Honda’s Fischli & Weiss rip-off, Widget Workshop vs . Max/MSP, I (heart) Huckabees, Heidegger - The Question Concerning Technology, Prédiction, variation, imprévu, Plotsème, …

There was a lot more, but that’s mostly what we talked about during the morning session.

23 October, 2006

Prix Argos

Filed under: atelier hypermedia, concept, award — Douglas Edric Stanley @ 00:07 am

As everyone knows, the most pleasureful prizes are the ones you are awarded without any effort on your part. I have no idea who these people are (I’ll invesitage further when I have a little more time), but they have just awarded our Plot research group the Argos - Lewis Carroll award based on the following criteria :

Le Prix Argos - Lewis Carroll récompense un site web pour son originalité et sa convivialité, l’imprévu des rencontres et des informations offertes, son souci d’instaurer un dialogue transcontinental et de créer des affinités électives sur le web.

Which basically means in English that our website is original and friendly (you’re welcome), we offer unexpected ideas and information, we open a « transcontinental dialogue » (hmmm, difficult to do in French) and we create new affinities via the web. Sorry for the crappy translation, I’m in the middle of something else.

Thank you CNRS for that unexpected suprise. Now you’ll excuse me as I get back to my research…

8 October, 2006

Lexique de l’interactivité

Filed under: thesis, abstractmachine, code, play, concept — Douglas Edric Stanley @ 03:38 am

Lexique de l’interactivité

Apparently, there are still fans of the Lexique de l’interactivité I wrote a little under ten years ago. Yikes! I was at the Arborescence festival when I was introduced to an interresting artist (more on her work later) who could recite my own texts back to me. The emotional effect was at once charming and creepy. It is also funny how each fan seems to attach himself or herself to a very different quote, and how it talks to each of them in very different ways — in fact in ways that have little to do with the way I currently view interactivity. Over the years I have occasionally met fans of this old text, but I had thought them long since gone. Apparently not. I also met some enthusiastic readers back in June after the 8=8 concert, so it looks indeed like my old cat just keeps coming back, no matter what I do to misplace it.

So under request, I’ve reactivated the lexique in all its embarassing glory, up on the main abstractmachine_menubar. Just look for the red cursor up on top of any abstractmachine page. I also updated the diagrams with a more appropriate icon to keep the confusion to a minimum.

I should also point out that all the interactive illustrations run in Shockwave which makes things a little complicated if you’re on a MacIntel like me. There are work-arounds explained on the opening page. The annoying thing is that you have to choose between the newer Processing-based diagrams or these older Director-based ones, requiring a brower restart to switch over from one to the other (I actually just keep two browsers open). Although this is rediculous, I find it almost poetically indicative of the state of Director as a development platform, especially when an open-source equivalent has been available for MacIntels for several months, indeed almost from the moment the machines were available.

7 March, 2006

La chute

Filed under: concept — Douglas Edric Stanley @ 10:12 am

For various reasons, I was looking for Deleuze’s writings on the fall, or “la chute”, just yeasterday. It’s a concept I discovered just at the time of his death when he had thrown himself out of a window. Interresting coincidence. Suddenly I remember that I had discussed this matter on an old discussion list on Deleuze & Guattari’s work way back in the Mosaic era of the Internet (ah, I could almost shed a tear). I looked it up, and sure enough it was still there (cringe). I actually thought it was interresting, so here is the link [C’est ton chagrin idiot]. Unfortunately I hadn’t learned to keep out of flame wars back then (allow me my youth), so there’s a little whining, but that old archive generated a few ideas during the night, so I wanted to put it here — if only for myself — so as to have an easy access to it.