Yes, I am off to yet another workshop this afternoon. This time to the IAV in Orléans, a design school that is organizing all week a series of workshops, conferences, and presentations dealing with the theme La légèrté (lightness). This concept is obviously following in line with what is probably now 100% of the design schools in the world who have jumped onto the bandwagon of durable design. And yet while I’m thrilled with this turn of events, I wander into this new context with some trepidation; and so as usual I replied to their invitation with an amical quip, reworking the subject of “légèrté” into that of “orientation”, suggesting therein that oppositions such as light vs. heavy do not really grasp the current transformations of space, objects and subjects. In place of such dichotomies, I’m suggesting here that we rework Duchamp’s concept of the “inframince” (ultrathin), taking into account the new forms of re-orientation that are changing our contemporary polis.

On the practical side, this workshop will very much be keeping in line with my steady reorientation to the subject of phyiscalization, and as such we’ll be working with Arduino as much as with Processing.

Here is the full French description of the workshop. I should probably translate it, because there are some essential concepts in there for my current thinking on digital art and design, but I have to get on a train so you’ll just have to use your favorite translator if you can’t read it in the native tongue.

Proposons une nouvelle mesure : celle de la modularité des choses. Encore plus léger que la légerté, l’inframince n’est plus cet espace liminaire qui s’imaginait jadis comme le poids de la fumée — l’intangible comme une sorte d’ontologie indécise. Aujourd’hui l’inframince se définit plutôt dans l’hésitation du neurone avant de se décharger, c’est-à-dire à travers l’esprit intangible qui permet à des choses tangibles de se moduler. C’est le potentiel d’une ontologie à la fois matérielle et varible : « inframince » comme « l’orientation » des choses, « modularité » comme leur « ouverture » sur le monde.

Une approche « orientée » (du design, de l’art, peu importe) se déploit dans un monde physique de plus en plus capable de se réadapter « en fonction de … », « envers … », et « vis-à-vis … ». Pour ce workshop, nous tenterons une avancé vers ce monde en explorant ses machines programmables. Ces machines sont riches mais également complexes. Le but premier sera alors de dompter ses méchanismes modulaires. Pour y arriver, nous utiliserons principalement deux environments de création algorithmique — Processing et Arduino –, conçus tous les deux pour et par des artistes voulant rendre (plus) accessible la création modulaire.

L’intérêt de ces deux environements réside non seulement dans l’accès qu’ils donnent à l’intéractivité, la générativité, l’interfaçage ou la mobilité; ils sont surtout essentiels pour la continuité qu’ils permettent entre le monde des médias et celui de l’espace physique. Car pour nous il s’agit d’un seul et même continuum entre l’algorithme côté machine et son « expression » dans le monde physique. C’est dans ce sens que nous ne parlons plus du composition de l’objet mais de son orientation, c’est-à-dire de la façon dont un objet peut s’exprimer dans l’espace d’une installation à travers un programme informatique ou vice versa. C’est ce que nous appelons la « physicalisation » du monde algorithme.

Bien que cela ne soit pas l’objetif principal du workshop, ces expérimentations peuvent mener à terme vers l’argument implicit dans celui de la « légerté en design » : autrement dit le développement durable et le « poids » des interventions de l’homme. Pour nous, la réflexion sur la transformation du monde ne peut pas faire abstraction des nouvelles abstractions algorithmiques qui s’abattent sur nos territoires, y compris dans leurs dimensions politiques. Pour ne donner qu’un exemple, nous ne voyons pas dans le balisage du paysage uniquement des histoires de localisation, mais aussi de la gestion du territoire. Nous nous opposons en conséquence à toute idée de dématérialisation qui ne s’accompagnerait pas d’une réflexion sur la re-matérialisation; c’est-à-dire l’hypermatérialisation. C’est dans ce sens que nous parlerons d’une « orientation algorithmique » qui approche le monde non plus comme une série d’artefactes plus ou moins lourdes mais plutôt comme un territoire de choses en évolution constante capables d’être mesurées par leur modularité.

Puisqu’il est de la résponsabilité du designer d’être à la fois en phase et déphasé avec son temps, ce workshop propose de répondre à ces constats à travers des expériences concrètes avec les formes directement résponsables, et voir les réponses artistiques qui s’en suivent.