oscillation

Le circuit numérique (cf. §[processeur]) travaille par impulsion, par pulsation, de manière saccadé : c’est un frémissement, un clignotement (mais rythmé), un battement (mais en syncope), un branlement §[oscillatoire](oscillation) qui lui donne sa démarche trébuchante mais régulière. Ce battement s’appelle l’horloge : il s’agit de l’impulsion qui pousse le circuit à traiter la prochaine étape. Le processeur ne travaille pas en continu, il procède par étapes infiniment petites, c’est d’ailleurs pour cela que nous le nommons calculateur discret. Il calcule toujours des entités exactes, l’un après l’autre, dans une suite localisée : d’abord un état, puis un autre... Pour suivre cette promenade des traitements d’une donnée puis une autre, le processeur a besoin d’une impulsion, quelque chose pour lui pousser le cul. Et pour l’ordinateur ce n’est pas la carotte qui le stimule, c’est le fouet : il s’endort entre chaque opération, mais le fouet de l’horloge le réveille et le remet en action pour calculer la prochaine étape. Cette pulsion électrique — comme un électrochoc à la manière d’un monstre de Frankenstein re–visité par James Whale — réveille le processeur, aujourd’hui à des fréquences souvent supérieures à 1 billion de cycles par seconde (= 1Ghz). Ce branlement nous signale déjà un premier avertissement : l’image sur ordinateur est en oscillation permanente, jamais totalement morte, jamais totalement en vie. C’est ce branlement oscillatoire permanent qui lui donne son mouvement.